Vernus Anima

Entrez sur une terre inconnue.

Les Ideologies

Partisans du renouveau

Cela faisait deux jours et deux nuits qu’ils étaient partis. J’aurais dû y aller moi aussi, mais si nous voulons atteindre notre but, il faut respecter nos règles.

Je me nomme Yrion, il y a plus de deux mois de cela, j’ai été envoyé par l’empereur pour découvrir de nouvelles terres. Il se trouve que cette expédition a rapidement tourné au cauchemar.
Aujourd’hui, les anciennes castes de l’empire se sont dissoutes, d’autres apparaissent. En vérité, la plupart des personnes ici ne savent pas comment réagir, comment s’organiser, comment faire face à cette situation. C’est ainsi que certains se tournent vers les croyances et les rites qu’ils connaissent, c’est le cas des membres de l’Orchestra, d’autres ont une conception toute faite, elle aussi basée sur leurs souvenirs et leurs valeurs, comme les Epoïse.
Vous voulez mon avis ?
Ce sont des foutaises. Nous sommes dans un nouveau monde, le faune et la flore sont différentes, les conditions de vie ont radicalement changé, nous observons des phénomènes étranges, des personnages vraiment particuliers. Cette terre n’a rien à voir avec tout ce que nous avons connu.
Et c’est là que je veux en venir, si nous voulons survivre et nous développer, il nous faut repartir de zéro. La religion de l’empire n’a plus lieu d’être, les fondements moraux et matériels de notre ancienne terre non plus. Pour vivre en ces lieux, il nous faut nous adapter et partir sur de nouvelles bases. Je ne suis pas le seul à penser cela, et ce mode de pensée fait de plus en plus d’adeptes.
Nos priorités sont d’installer des bases morales et matérielles en adéquation avec ce nouveau lieu. C’est pour cela que notre caste compte tout d’abord des gardiens, la force armée est en effet extrêmement indispensable en cette terre, autant pour se protéger des créatures qui y vivent que pour faire face à des personnes effrayées par nos idées et la conviction avec laquelle nous les défendons. Ces gardiens sont pour la plupart des anciens hommes d’armes, Haches d’argent ou bien Lames de l’empereur.
La deuxième partie de nos effectifs a pour but d’en apprendre un maximum sur ce nouveau monde afin de nous développer au mieux. Ils sont doués pour la découverte et pour la survie. Leur idéal les pousse à partir en expédition chaque jour afin de ramener de nouvelles trouvailles ou d’étudier le comportement des créatures qui peuplent le nouveau monde. Dans la nature, ce sont des guerriers agiles et rapides, s’adaptant au monde qui les entoure et maîtrisant l’art de la survie. Mais ils savent aussi être des hommes de science, élaborant des plans pour des infrastructures ou philosophant sur les préceptes moraux à suivre. Souvent, on les nomme les explorateurs ou même les traqueurs pour les plus rodés à la survie.
Contrairement à ceux qui restent au sein de l’Agora, nous partons souvent en expédition, nous faisons de plus en plus de découvertes mais nous sommes limités par nos connaissances. Quoi qu’il en soit, nous devons garder pour nous nos trouvailles, car notre idéologie, celle qui nous garantie un avenir à tous, n’a malheureusement pas que des partisans.


Je suis un explorateur, il y a deux jours de cela un ami à moi est parti en expédition, c’était au tour de son escouade de ramener différents minéraux qui avaient intrigué nos hommes de science. Il n’y avait pas de concurrence au sein de l’expédition, nous avions eu, comme souvent, l’initiative de partir au devant. Seulement voilà, la durée estimée de la mission était d’un jour et une nuit, et je m’inquiète.
A l’orée de la forêt je vois des ombres, parmi les gestes de ces silhouettes humanoïdes je reconnais le signe de ralliement de nos escouades, les gardiens se précipitent alors droit devant, courant à travers la plaine sous les yeux des différentes autres castes. Ensemble, les gardiens et le groupe de cinq traqueurs envoyés en expédition reviennent, parmi eux mon ami, une tâche de sang sur le bras gauche et une pierre rouge grosse comme une miche de pain dans la main droite. Il me regarde, un sourire aux lèvres, brandissant ce caillou comme un trophée : « On approche du but, mon ami… »

 

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