La création de l'Orchestra remonte au temps où les bibliothèque de l'empire n'existaient pas, lorsque personne ne prenait la peine de mettre l'histoire sur papier.
Les récits de ses débuts sont troubles, parfois divergents.
Elle serait due à un petit groupe d'homme, au caractère fort, des meneurs, qui voulurent se faire les bergers des disciples du panthéon, alors composé de 7 dieux.
Selon eux, trop d'écarts étaient tolérés, trop peu de règles établies, ainsi, leurs divinités ne pouvaient être vénérées comme il se devait.
Ces hommes, dont le plus important se nommait Antoine d’Albian, se disaient investis d’une mission divine, confiée directement par leurs dieux, celle d’orchestrer les croyants, faire du culte impérial un culte puissant, celui de la seule vérité.
On raconte que de nombreux miracles illustrèrent leurs paroles, et il ne leur fut pas difficile de réunir tous les fidèles à leur suite...
Deux évènements majeurs marquent les tournants de l'ordre :
Règne de Roynister de Balgarth, An 3.
L’empereur convoque les cardinaux, chefs de l’autorité religieuse et leur confère alors officiellement les pleins pouvoirs religieux.
Il affirme l'Orchestra comme religion de plein droit et interdit toute autre forme de culte. Les lois de la régence impériales sont mises en place, l'empereur se doit, par sa force armée, de protéger et louer le panthéon.
La puissance de l'Orchestra n'est alors que "spirituelle".
Régence D'Eowon le sage, An 64.
Les affrontements colonialistes de l'empire connaissent une série de lourds désastres.
Le sol de l'empire est rouge du sang de ses soldats, le royaume est à bout, des tribus barbares se sont alliées afin de repousser ce qu'elles considèrent comme l'envahisseur.
Les armées impériales complètement décimées, le sort de l'empire se joue lors de la bataille de la plaine d'Hulm. Les soldats sont démoralisés, condamnés dans une lutte qui les oppose à 8 fois plus d'hommes.
La situation est telle, que pour la première fois depuis la création de l’Orchestra, la chambre cardinale se déplace sur le lieu des combats ; et malgré son infériorité numérique, l’empire met fin à une succession de défaite.
L’affrontement est considéré comme un miracle, que l’on prête immédiatement à la chambre.
Pour beaucoup, ce miracle est la preuve du devoir militaire de l'Orchestra, et l'empereur permet alors à la chambre cardinale de former son ordre armé.
Le rôle de l'empire ne devient plus que secondaires dans les affaires religieuses.
Au fil des siècles, la main mise de l'Orchestra sur le pouvoir s'est accentuée. La religion est devenue une sorte d'état dans l'état, usant de leur propre force, pour faire respecter leurs propres principes, à leurs manières.
Considérant la religion comme un sujet dangereux, l'ordre tient l'empire dans une poigne de fer, parfois trop dure, et malgré le bien fondé d'une grande partie des pratiques, il n'est pas rare que la terreur s'installe au passage des chevaliers fanatiques aux tabards rouge et noirs, chasseurs d'hérétiques.
Plus de deux millénaires après la création de l'Orchestra, cet ordre religieux est toujours le seul autorisé à pratiquer dans l'empire.
La chambre cardinale, composée de 7 cardinaux élus à vie, gère toutes les affaires religieuses diffusant sa parole grâce aux Carcérès, prêtres du Panthéon.
L'ordre militaire, bien que possédant sa propre hiérarchie doit répondre à certains haut placés Carcérès. Il est divisé en plusieurs phalanges, dont la plus crainte, par sa prétention à l'extrémisme et sa forte tendance à la décapitation facile est la lige du Croc.
Mais un troisième groupe, fortement controversé tient sa place au sein de l'Orchestra. Les mercenaires pieux, engagés par la chambre et les Carcérès afin d'épauler des paladins trop peu nombreux.
Ces derniers sont en conflit constant avec les mercenaires, convaincus que la sainte mission guerrière leur est réservée, et que l'amas de forbans qui compose le mercenariat religieux est inutile.
En effet, la grande majorité de ces mercenaires se servent de leur statut particulier afin de commettre leurs exactions en supplément de leurs missions.
Cependant, l'autorité Orchestrale, bien qu'avouant cette force armée comme étant quelque peu turbulente, la considère comme un atout et réellement efficace.
Aujourd'hui, si le panthéon se compose de 102 dieux, ce n'est pas par la volonté de l'Orchestra, mais parce que certaines croyances populaires se faisaient trop fortes, et donc qu'afin d'éviter des révoltes, les nouvelles divinités étaient acceptées aux cotés de leurs semblables.
Il est donc courant que les plus fervents serviteurs de l'ordre renient une grande partie des déités au profit des puissances majeures.
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